Sommaire
  1. Ce qui se passe réellement pendant un vol
  2. Votre profil de voyageur anxieux
  3. Le plan, de la réservation à l’atterrissage
  4. Idées reçues
  5. Quand se faire accompagner
  6. Questions fréquentes
  7. Sources

Pour certains, l’avion commence à faire peur des semaines avant le départ. On regarde la météo, on lit des récits de turbulences, on imagine chaque étape du vol. Le jour venu, le décollage, les bruits inconnus et la moindre secousse déclenchent une vague d’angoisse, parfois une crise d’angoisse complète.

La peur de l’avion est très répandue, y compris chez des personnes qui voyagent souvent. Elle mêle plusieurs peurs : celle de l’accident, celle de l’enfermement, celle de perdre le contrôle, celle d’avoir un malaise sans pouvoir sortir. La bonne nouvelle, c’est qu’elle se travaille bien, avec de l’information, de la préparation et quelques outils corporels, dont la respiration.

Ce qui se passe réellement pendant un vol

Une grande partie de la peur naît de l’inconnu. Connaître le déroulé d’un vol permet d’anticiper ce qui, sinon, surprend et inquiète.

Cartes à retourner

Les moments qui inquiètent, expliqués

Le bruit fort au décollage

Les moteurs sont à pleine poussée : c’est le bruit normal de la puissance nécessaire pour décoller.

La sensation de chute juste après

Après le décollage, les pilotes réduisent un peu la poussée et rentrent les volets. Cette transition donne une impression de « creux », sans aucune chute réelle.

Les « clonk » sous les pieds

Ce sont les trains d’atterrissage qui rentrent ou sortent. Un bruit mécanique rassurant : tout fonctionne.

Les turbulences

Ce sont des mouvements de l’air, comme des vagues pour un bateau. Les avions sont conçus pour les supporter largement ; la ceinture attachée suffit à se protéger des secousses.

Le changement de bruit en vol

Les moteurs s’ajustent selon les phases : montée, croisière, descente. Une baisse du bruit en début de descente est normale.

Vue par le hublot d’un avion sur une mer de nuages au lever du soleil, la main d’un passager posée sur l’accoudoir
Regarder au loin par le hublot, plutôt que se concentrer sur ses sensations, aide souvent à traverser la montée.

Votre profil de voyageur anxieux

Auto-évaluation

Qu’est-ce qui vous fait le plus peur ?

Pour chaque phrase, une réponse : la plus proche de ce qui est vécu ces dernières semaines.

  1. Je pense au vol plusieurs jours, voire des semaines, avant le départ.

  2. Les turbulences me font craindre un accident.

  3. Je me sens enfermé et j’ai peur de ne pas pouvoir sortir.

  4. J’ai peur de faire un malaise ou une crise d’angoisse à bord.

  5. Je surveille chaque bruit et chaque mouvement de l’avion.

  6. J’ai déjà annulé ou évité un voyage à cause de l’avion.

Le résultat s’affiche quand toutes les phrases ont une réponse.

Comment lire le score (sur 18)
  • 0–5 · Appréhension légère Le vol vous rend un peu nerveux, sans vous empêcher de voyager. Les exercices de respiration suffiront souvent.
  • 6–11 · Peur marquée Votre peur pèse sur vos voyages. Préparer le vol avec le plan ci-dessous et vous informer sur l’aviation vous aidera beaucoup.
  • 12–18 · Peur intense Votre peur limite vos choix. Les stages anti-stress proposés par des compagnies aériennes ou une thérapie comportementale ont de très bons résultats.
À lire aussiStress et respiration : quoi faire quand le souffle se bloque

Le plan, de la réservation à l’atterrissage

Avant le départ

Choisissez si possible un siège côté couloir si l’enfermement vous pèse, ou au-dessus des ailes, où les mouvements se sentent moins. Réduisez le temps passé à lire des récits d’incidents : ils nourrissent l’anxiété d’anticipation. À la place, entraînez-vous chaque jour à la respiration ci-dessous, pour que le geste soit automatique à bord.

Exercice guidé

Deux minutes pour les moments de tension à bord

Inspirez 4 secondes par le nez, expirez 7 secondes lentement par la bouche. À pratiquer d’abord chez vous, puis au décollage.

Le jour du vol

Arrivez tôt pour éviter la course, mangez léger, limitez le café. À bord, présentez-vous au personnel de cabine : dire « j’ai un peu peur de l’avion » est très courant, et l’équipage sait accompagner les passagers anxieux.

Au décollage et dans les turbulences

Appuyez le dos contre le siège, les pieds bien à plat au sol, les mains posées sur les cuisses ou les accoudoirs, sans les serrer. Allongez l’expiration. Si une secousse arrive, laissez votre corps suivre le mouvement du siège au lieu de vous raidir. Au décollage, un soupir physiologique (deux inspirations par le nez, une longue expiration) passe inaperçu.

Pendant la croisière

Occupez l’attention : film, musique, livre, jeu, séance audio. L’ancrage 5-4-3-2-1 est utile si les pensées s’emballent : cinq choses que vous voyez, quatre que vous touchez, trois que vous entendez…

À cocher

Mon sac anti-stress de cabine

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Idées reçues

Quiz

Vrai ou faux ?

  1. Les turbulences peuvent faire tomber un avion de ligne.

    Voir la réponse

    Faux. Les turbulences sont inconfortables mais les avions sont conçus pour les supporter très largement. La ceinture attachée protège des secousses.

  2. Serrer très fort les accoudoirs aide à se sentir en sécurité.

    Voir la réponse

    Faux. La crispation augmente la tension corporelle et les signaux d’alerte. Mieux vaut poser les mains et allonger l’expiration.

  3. Prévenir l’équipage de sa peur est une bonne idée.

    Voir la réponse

    Vrai. Le personnel de cabine a l’habitude des passagers anxieux et peut expliquer les bruits ou vous installer plus confortablement.

Quand se faire accompagner

Si la peur vous empêche de voyager, s’accompagne de crises d’angoisse répétées ou si vous prenez des médicaments sans avis médical pour « tenir », parlez-en à votre médecin. Les thérapies comportementales et cognitives, parfois avec des expositions progressives, donnent de très bons résultats, tout comme les stages organisés par certaines compagnies.

Questions fréquentes

Quel siège choisir quand on a peur de l’avion ?

Au-dessus des ailes, l’avion bouge moins pendant les turbulences. Côté couloir, on se sent moins enfermé. Côté hublot, on peut regarder au loin, ce qui rassure certaines personnes.

Les somnifères sont-ils une bonne idée ?

Ne prenez aucun médicament sans en avoir parlé à votre médecin. Certains peuvent être inadaptés en vol, surtout avec l’immobilité prolongée ou l’alcool.

Et si je fais une crise d’angoisse à bord ?

Prévenez un membre d’équipage, restez assis, allongez l’expiration et ancrez-vous dans vos sens. Une crise d’angoisse est très inconfortable mais elle redescend, même en vol.

Sources

  • NHS. Phobias. Service public de santé britannique, en anglais.